Actu Internationale du 04/11/2013

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SOURCES

Les images du liquide de fracturation hydraulique déposé dans le jardin du premier ministre de Colombie Britannique

Les actions de l’association écologiste Rising Tide

Amnesty International s’élève contre les violences faites aux militants anti gaz de schiste

Mauvais traitements des écolos en prison

Forage dans le Parc National du Virunga

WWF porte plainte contre la compagnie Pétrolière Soco

En Australie, fuites de méthane sur la moitié 5000 des puits

 

Bonjour à tous.

Pour ce qui concerne l’Actualité Internationale en matière de gaz de schiste, je vous emmène tout d’abord à l’extrême Ouest du Canada, dans la province de Colombie Britannique, qui est frontalière avec l’Alaska. Le premier ministre de cette région est Madame Christy Clark. Dimanche dernier, 3 Novembre au matin, alors qu’elle prenait son petit déjeuner chez elle, des militants contre la fracturation hydraulique de l’association Rising Tide sont venus chez elle. Il faut dire que Madame Christy Clark est une militante pour la promotion des gaz de schiste, au point qu’elle essaie de faire passer une loi qui verrait l’état renoncer à ses droits sur l’eau au profit des pétroliers. Alors les activistes ont déversé du liquide de fracturation hydraulique dans son jardin et autres déchets du même genre. Ils voulaient ainsi lui rendre service pour qu’elle puisse goûter avant les autres aux joies des brûlures constatées au contact de ces matières, comme celles constatées sur la peau des enfants habitants les zones de forages. Quels farceurs ces écolos. Je vous invite à cliquer sur le lien dans cette page pour voir les photos de cette démocratique et joyeuse initiative.

Pendant ce temps-là, exactement à l’autre bout du Canada, au Nouveau Brunswick, on apprend que les manifestations anti-gaz de schiste du mois dernier ont été sévèrement réprimées par la police canadienne. Au point que Amnesty International s’est insurgé contre ces violences. Amnesty est allé jusqu’à écrire au premier ministre de cet état, au motif qu’il est, je cite : ‘essentiel de reconnaître que les peuples autochtones ont des droits sur leurs terres, territoires et ressources’. Ca fait plaisir à entendre, mais on attend de voir les réactions des autorités canadiennes. Parce qu’en plus, entre temps, on apprend par le Herald News, que les activistes emprisonnés se sont officiellement plaints des mauvais traitements qu’ils subissent en prison… Ah parce qu’en plus, on les a mis en prison ???

Nous vous avions informé à plusieurs reprises de ce délire de pétroliers qui veulent exploiter le gaz de schiste au Congo, mais par n’importe où : carrément dans le Parc Naturel du Virunga. Ce Parc recèle non seulement une végétation unique au monde, mais aussi les dernières colonies d’orang outang sur la planète. A tel point que l’UNESCO a classé le site au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Ca, on vous l’avait déjà dit. Ensuite, sur les trois pétroliers sans scrupules qui voulaient exploiter le sous-sol du parc, deux ont jeté l’éponge. Mais le troisième s’accroche. Il s’agit de la société anglaise Soco. Et c’est maintenant au tour de l’ONG WWF de s’opposer à ce projet délirant. Le Fonds Mondial pour la Nature a donc déposé plainte contre ce pétrolier au motif que ‘Les activités d’exploration pétrolière de Soco dans et aux abords du parc national du Virunga violent les directives de l’OCDE concernant l’environnement et les droits de l’homme’. On est content de voir se rapprocher la notion de protection de l’environnement et les droits de l’homme. Maintenant, il reste à savoir ce que l’OCDE, qui a reçu la plainte, va décider puisque l’office à deux mois pour décider si… Si la plainte est recevable… D’ici là, les orang outang peuvent se ronger les ongles..

Enfin, pour terminer, deux mots sur les gaz de schiste dans leur nouvel Eldorado, à savoir l’Australie. Là-bas, c’est le département d’état des mines qui a constaté que la moitié des puits montrent des signes de fuite. Il y en a déjà cinq milles, des puits, ça fait donc deux mille cinq cent puits qui soufflent du méthane dans l’air à longueur de journée. En plus, les gaz à effets de serre sont trois fois plus importants qu’ailleurs dans le pays. Et enfin, dans un documentaire tourné par la chaîne anglaise ABC, les journalistes ont mis à jour la présence de gaz dans les rivières locales. Mais le plus effrayant, ce sont les témoignages des riverains des sites d’exploitation qui témoignent des nappes d’eau de surface qui se mettent à bouillonner.

Et on ira vous dire qu’il n’y a pas d’incidents connus à l’exploitation du gaz de schiste… Ben voyons.

Voilà, pas beaucoup de bonnes nouvelles de l’étranger cette semaine, rendez-vous à la prochaine chronique ! Informez-vous grâce aux autres rubriques de la radio !